Remboursement du Prix Opération Laser des Yeux
Comment obtenir le remboursement du prix d’une opération laser des yeux ?
Prix d'une chirurgie réfractive : combien coûte une opération laser de l'œil ?
Malgré son caractère d'opération dite "de confort", donc non prise en charge par la Sécurité sociale, la chirurgie réfractive possède bel et bien certaines modalités de remboursement spécifiques. Il convient toutefois, au préalable, de bien s'informer quant au coût de ladite opération, qui varie selon le défaut de vision et, par conséquent, la technique employée.
Prix d'une opération laser contre la myopie
- 1940 / 2400 € : laser de surface (PKR) sans/avec TransEpi3rd ;
- 2700 € : Lasik Femtoseconde.
Prix d'une opération laser contre l'hypermétropie
- 2700 € : Lasik Femtoseconde ;
Prix d'une opération laser contre l'astigmatisme
- 1940 / 2400 € : laser de surface (PKR) sans/avec TransEpi3rd ;
- 2700 € : Lasik Femtoseconde ;
Prix d'une opération laser contre la presbytie
- 3000 € : PresbyLasik Femtoseconde ;
- 3000 € : SupraCor Femtoseconde.
PKR, Lasik ou Supracor : modalités de remboursement
Est-ce que la chirurgie réfractive est prise en charge par la mutuelle ?
En effet, si la Sécurité Sociale ne prévoit aucune prise en charge pour l’opération des défauts optiques parmi ses prestations, de nombreuses mutuelles proposent pour cela un forfait annuel plus ou moins avantageux, selon le type de contrat choisi et les niveaux de garantie associés. La plupart d'entre elles se contentent de la présentation de la facture pour rembourser le montant de la prise en charge. D’autres réclament néanmoins l’ouverture d’un dossier, la validation sur présentation de devis, puis l’envoi de la facture émise par le centre (exemple : la ProBTP).
Votre mutuelle ne peut en aucun cas vous imposer son centre de correction partenaire. Chaque patient est libre de choisir l’établissement, public ou privé, et le chirurgien pour son intervention.
Les patients bénéficiant d’une prise en charge par leur complémentaire santé doivent donc au préalable contacter leur service client (n° de téléphone généralement indiqué sur la carte de tiers-payant) afin de connaitre les modalités particulières et les remboursements applicables sur le devis.
Les principales mutuelles concernées par la chirurgie réfractive et leurs grilles tarifaires
Non seulement toutes les complémentaires santé ne proposent pas nécessairement de remboursements pour la chirurgie réfractive ; leurs montants de prise en charge diffèrent par ailleurs diffèrent en fonction du contrat souscrit.
Consultez ci-dessous une liste non-exhaustive des principales mutuelles proposant un ou plusieurs forfait(s) couvrant l’intervention :
- APICIL : 120 €/œil (niveau 1) et jusqu’à 360 €/œil (niveau 4) (2013) ;
- GENERALI : 100 €/œil (niveau 1) et jusqu’à 500 €/œil (niveau 5) (2013) ;
- MAAF : aucun remboursement (forfait Vivazen) et jusqu’à 450 €/œil (niveau 5) (2018)
- GENERATION : jusqu’à 1.200€ (les deux yeux) (2018) ;
- AG2R : plus de 1.300€ (les deux yeux) (2018) ;
- CIPRES : jusqu’à 2.000€ (les deux yeux) ;
- GROUPAMA : jusqu’à 1.500€ (les deux yeux) ;
- AMELLIS : jusqu’à 1.200€/œil, soit 2.400€ pour les deux yeux (2018/2021) ;
- VIVINTER : remboursable en totalité (selon contrat) (2019).
(Montants non garantis, informations tirés des sites internet des mutuelles et d’informations recueillies auprès de patients, MàJ 2019 )
Parmi les autres complémentaires aptes à prendre en charge l’intervention tout ou partie figurent : Amaguiz, April, Direct Assurance, Evoi, Gan, Macif, Malakoff, Matmut, Mercer, MGC, MMA, Mutuelle Générale, Myriade, ProBTP, Reunica, etc.
Les montants de remboursement sont généralement consultables dans votre contrat sous l’intitulé “correction de la vision”, “opération laser” ou encore “chirurgie réfractive”.
Si vous ne trouvez pas cette information, vous pouvez contacter votre complémentaire par téléphone (n° généralement indiqué sur la carte de tiers-payant).
Puis-je prétendre au remboursement d'une opération laser des yeux par la CPAM ?
La chirurgie réfractive pour la myopie, la presbytie, l’astigmatisme et l’hypermétropie est un acte non coté et hors nomenclature – autrement dit, à l'instar des lentilles de contact, qui ne figure pas dans le référentiel de remboursement de la Sécurité sociale. Le patient ne peut, par conséquent, prétendre à aucune une prise en charge par l'Assurance maladie, quel que soit le trouble de la vision associé ; le tiers-payant ne peut, de fait, être appliqué comme pour le port de lunettes.
Cependant, malgré son coût élevé au premier abord, le centre Vision Future Lyon propose des facilités de paiement sans frais, pour une procédure simplifiée. Vous pouvez notamment diviser le prix total de l'opération par six règlements sans frais, par chèque.
La plupart des mutuelles proposent cependant des forfaits en fonction de votre contrat ; n’hésitez pas à les contacter pour prendre connaissance du niveau de remboursement proposé.
Chirurgie réfractive : quelles contre-indications ?
La chirurgie réfractive est peut-être un acte chirurgical de confort ; ce n’est guère pour autant qu’elle ne requiert aucune précaution. C’est pourquoi chaque opération se précède d’au moins un rendez-vous de bilan préopératoire destiné à dresser la topographie de l’œil ou des yeux envisagés, mesurer la sécheresse oculaire et les caractéristiques de la cornée et, surtout, vérifier les contre-indications :
- grossesse ;
- trouble visuel non stabilisé ;
- importante sécheresse oculaire (syndrome de l’œil sec) ;
- maladie auto-immune ou oculaire évolutive ;
- pratique régulière ou professionnelle de sports d’altitude (alpinisme, parachustisme…) ;
- déficience visuelle trop importante.
- etc…
L’arrêt du tabac et des lentilles sont également vivement conseillés, respectivement 6 semaines et quelques jours avant l’opération (selon le type de lentilles habituellement portées). Le suivi post-opératoire inclut notamment la surveillance de tous les facteurs aggravants de ces différents facteurs au-delà du temps de récupération, variable selon la technologie employée, dans le but de faire retrouver au patient la routine de sa vie quotidienne.
Foire aux questions
Pourquoi la chirurgie réfractive est-elle considérée comme un acte de “confort” hors nomenclature ?
Parce qu’elle n’est pas réalisée pour traiter une maladie, mais pour réduire ou supprimer le besoin de lunettes ou de lentilles. Elle n’est donc pas considérée comme médicalement indispensable par la Sécurité sociale et ne figure pas dans sa liste d’actes remboursables. C’est pour cette raison qu’aucune prise en charge CPAM n’existe, quel que soit le défaut visuel.
Ma mutuelle peut‑elle m’obliger à consulter un centre partenaire pour l’opération ?
Non. Aucune mutuelle ne peut imposer un chirurgien ou un centre. Le patient est libre de choisir l’établissement et le praticien pour son intervention. La mutuelle peut définir un montant de remboursement, mais pas imposer un lieu de soins.
Pourquoi un trouble visuel doit-il être stabilisé avant l’opération ?
Parce que si la vue continue d’évoluer, la correction réalisée au laser risque de devenir rapidement inadaptée. Une vision stable garantit un résultat durable et évite la nécessité d’une retouche précoce. En général, on considère qu’une correction stable depuis 12 à 24 mois est un prérequis.
Pourquoi doit-on arrêter les lentilles avant un bilan préopératoire ?
Les lentilles modifient la forme de la cornée, parfois plusieurs jours après leur retrait. Pour obtenir des mesures précises (topographie, épaisseur, courbure), il est essentiel que la cornée retrouve sa forme naturelle.
En pratique :
- lentilles souples : arrêt 3 à 5 jours
- lentilles rigides : arrêt 10 à 15 jours (voire plus selon les cas)
Quels sont les risques ou complications possibles ?
Les complications sont rares, mais comme pour tout acte médical, certains risques existent. Les principaux sont :
- sécheresse oculaire transitoire ;
- halos, éblouissements ou sensations de brouillard visuel quelques semaines ;
- sous‑correction ou sur‑correction nécessitant parfois un complément de traitement ;
- inflammation ou infection (très rare) ;
- récupération visuelle plus lente avec certaines techniques (notamment PKR).
Le bilan préopératoire vise précisément à minimiser ces risques en vérifiant la bonne indication.